MD

Mariem DHOUIB

SDDEA

Cheffe de projet agri-environnement et préservation de la ressource en eau

Description

Chargée de projet au Syndicat Départemental des Eaux de l'Aube (SDDEA). Docteure spécialisée en hydrologie et agronomie, Mariem Dhouib étudie en profondeur les interactions complexes entre l'eau, les sols et les cultures. Forte d'une solide expertise scientifique sur l'adaptation des systèmes agricoles et la modélisation hydrique, elle accompagne la transition écologique des territoires. Au sein du SDDEA, elle déploie aujourd'hui des projets concrets pour concilier la préservation de la ressource et les pratiques agroécologiques.

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SALLE MEUSE
9 sept. 2026
11:3012:30
Pollutions & qualité de l’eau

C8 - Paiement pour services environnementaux (PSE) champagne Crayeuse

Mariem DHOUIBSDDEALaurent BOULLANGERSDDEA
Description
En Champagne crayeuse, la stratégie de préservation de la ressource du syndicat des eaux de l’Aube (SDDEA) a pour objectif d’atteindre 30% de surface de dilution au sein des AAC (Aires d’Alimentation de Captage), dont 15% minimum à partir de BNI (Cultures Bas Niveau d’Intrants) rotationnelles (Chanvre, Luzerne, Sainfoin), le complément étant constitué de cultures pérennes (Silphie, Miscanthus) et de surfaces en agriculture biologique (5% aujourd’hui). Dans ce contexte, un travail avec les filières agricoles du territoires, Tereos-CapDéshy pour la luzerne, Sainfolia pour le sainfoin et la Chanvrière pour le chanvre, a été mené pour développer ces cultures agroécologiques sur les AAC stratégique de la Régie du SDDEA et réduire ainsi l’utilisation d’intrants azotés et phytosanitaires. En parallèle de l’axe technique impulsé avec par les filières agricoles partenaires, sous coordination de la Chambre d’Agriculture de l’Aube, visant à lever les freins techniques et agronomiques à la production de ces cultures BNI, la régie du SDDEA a mis en place un dispositif de soutien économique : le Paiement pour Services Environnementaux (PSE). Bénéficiant d’un financement à hauteur de 80 % de l’Agence de l’eau Seine- Normandie (AESN), le PSE Champagne Crayeuse propose, aux agriculteurs, une rémunération complémentaire à l’hectare, basée sur deux axes : (1) la part des BNI (chanvre, luzerne, sainfoin) dans l’assolement de l’exploitation. La rémunération pour ces cultures est progressive en fonction de leur pourcentage dans la rotation et peut atteindre jusqu’à 300 €/ha à partir de 15 % ; (2) La quantité d’azote perdue en fin de campagne culturale soumise aux pluies drainantes vers la nappe (reliquat entrée hiver, REH). Plus le reliquat entrée hiver est faible, plus la rémunération augmente, jusqu’à 80 €/ha pour un REH de 30kg/ha. Ce dispositif, repose sur un engagement volontaire de cinq ans, et il est accessible dès 2026. Pour la première année de sa mise en place, 38 exploitations se sont engagées, couvrant en moyenne 27 % de la surface totale des AAC éligibles, pour un total de 868 hectares de surfaces en BNI concernées.
SDDEA ET SA REGIE
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